dimanche 29 mars 2015

C'est reparti!

Trois mois ou douze semaines, je ne sais pas ce qui est plus facile à soutenir!  Nous sommes retournés au bateau il y a quelques jours et avons retroussés nos manches afin de débuter les derniers travaux pour préparer le bateau pour la grande traversée.  Bonnes et mauvaises surprises nous attendaient comme à l'habitude.  Il n'y a jamais rien de simple avec un bateau, nous l'avons appris il y a déjà quelques temps.

Bernard s'inquiète du bateau et de tout ce qu'il faut pour qu'il soit fin prêt.  De mon côté, ce qui m'inquiète c'est davantage la vie à bord, la routine à instaurer et l'école à faire.  Il me semble que la tâche à accomplir sera énorme.  J'ai commencé à lire les différents guides touristiques et ça m'apaise.  En plus, je partage mes lectures avec les enfants et ils s'intéressent de plus en plus au voyage à venir.  Ils ont hâte de voir le volcan, de manger les repas du pays visité et de se baigner dans l'eau sulfureuse des Açores.

Douzes semaines pour tout faire ce qu'il reste à préparer, je n'ose pas trop y penser car je crois bien que je ne dormirai pas toutes mes nuits.  Les pressions se font de plus en plus sentir, la maison, le bateau, le travail et les nombreuses choses à acheter encore.

La fébrilité est grande et la nervosité présente également. Nous sommes chanceux car chacun s'inquiète de choses différentes, ça nous permet de ne pas paniquer outre mesure sur un aspect du voyage.  J'espère que c'est une chance, l'avenir me le confirmera sûrement.  On passera au travers de ces dernières semines c'est certain mais serons-nous reposés, frais et dispos pour le départ ? J'en doute!


Une étape de plus

Aujourd'hui, nous avons acheté les billets d'avion.  Ça y est  la date est tombée, le départ pour les enfants et moi sera le 3 juillet 2015.  En fait dans 38 semaines, un peu plus de huit mois.  Décompte par ici décompte par là,  il y aura toujours une nouvelle possibilité de faire un décompte, c'est probablement pour  m'occuper l'esprit que j'en fais autant!

Je ne me suis pas sentie aussi fébrile souvent dans ma vie, en fait la seule fois c'est le jour de mon mariage.  J'ai l'impression de me lancer dans le vide.  Tout se place lentement mais sûrement.

Allez,  prochaine étape et l'autre d'après et on arrivera à bon port!

dimanche 7 septembre 2014

Pratique dans l'Atlantique!

Disons-le tout de suite: plus de pratique océanique nous ferait du bien.  Toutes ces années en eau douce ( et au mouillage la nuit) ne nous ont pas préparés pour les nuits en mer.  J'ai donc décidé d'aller faire des ronds dans l'atlantique pour nous préparer un brin. Mon ami Sylvain et moi partons de nuit de Montréal pour arriver au matin à Jamestown. La chance n'est pas de notre côté: je frappe un raton laveur à 4h du matin.  Nous larguons les amarres fatigués mais super excités par le trip qui s'en vient... 
Nous naviguons ainsi jusqu'au coucher du soleil.  
Arrive la nuit, avec 10-15 noeuds de vent.  Au début tout baigne, mais plus tard dans la nuit, il m'arrive un pépin de toilette: une valve qui saute et le contenu de la toilette qui s'épand dans le fond de la salle de bain.  Il me faudra plus d'une heure à éponger. Le mal de mer me prend.  Il ne me lâchera pas jusqu'au lendemain.  Nous sommes sans arrêts appelés sur la radio VHF; les chalutiers qui sont très nombreux nous demandent parfois de changer notre route.  Au matin, on a réussi à faire 42 miles vers l'océan.  Passé ce point, plus rien; c'est l'atlantique.  On ne voit plus Block Island. Comme on annonce 25 noeuds de vent pour la nuit prochaine et que je ne file pas fort, on décide de rentrer coucher à l'île de Block Island.  Sage décision qui nous permettra de se reposer: j'avais dormi 5 heures en 2 jours... ça explique un peu le mal de mer.  Sylvain, lui, est fatigué mais pas nauséeux.
En sortant de Block Island au matin, on décide de rentrer à Jamestown au spinnaker.  Une voile très grande qui nous demande une bonne demi-heure à installer...
La rentrée à Jamestown se fait sans anicroche.  Le bateau est maintenant sorti de l'eau pour l'hiver, il ne reste qu'à l'hiverniser.

samedi 16 août 2014

Vive l'amélioration!

Quelques fois, on hésite avant de faire des changements et on se poses des milliers de fois la même question.  Ça peut arriver pour des choses bien complexe mais aussi pour des choses simples comme bonjour.

Et bien, nous en avons fait l'expérience.  Question, question. On change ou non le BBQ?  On fait c'est plutôt un grill à briquette de charbon.  On en avait un avec un système bien parfait pour l'installer facilement mais parce qu'il y avait un mais..... pas de couvercle donc pas moyen de faire du BBQ si il vente, si il pleut ou si ça brasse! Les boulettes se retrouveront à l'eau en moins de 2!   Combien de soirée nous avons passées à se demander on change ou non et si on change c'est pour quelle sorte?   Eh bien après des heures et des heures nous avons finalement commander un BBQ et on l'a essayé çe soir!    Je ne vous dis pas comment la madame est contente de son choix!   Alors voici l'objet de plaisir de ce soir.

Jamestown en attendant


Suite à notre séjour de 2 jours à Block Island, il fallait finir le voyage et aller à notre nouveau port d'attache jusqu'au grand départ......Jamestown, Rhode Island.  Ils annoncent du mauvais temps à venir donc on quitte Block Island tôt et à notre grande surprise nous pouvons faire de la voile!   Pour la première fois du voyage, il est possible d'avancer seulement avec nos voiles.  Quel plaisir d'entendre que le bruit de l'eau.  On arrive à la marina, le mooring est près de la baie et il y a un bon courant, ça brasse un peu mais pas trop inconfortable.  le mauvais temps c'est pour demain et dans la soirée LÀ ça commence!   une vraie machine à laver; inconfortable et la pluie qui commence.  Le mat n'est pas bien scellé et la pluie rentre.   Le lendemain matin, c'est guerre mieux et les vagues sont toujours très présentes.  Il est difficile et le launch ( bateau-taxi qui nous transporte de la terre à notre bateau et vice versa) a beaucoup de difficulté à accoster sur notre bateau alors il faut partir immédiatement car probablement qu'il ne pourra pas accoster une autre fois sans briser notre bateau.  Les bagages se font en 5ième vistesse et on quitte dans la tempête.  On est trempés jusqu'aux os, les bagages sont trempés tout est mouillé de bord en bord.  Les enfants ont de la difficulté à se tenir debout sur le quai.

Le bateau restera à cet endroit jusqu'à son départ prévu dans 10 mois.
Baie de Jamestown lors de notre départ: un peu mouillé.
Ah, oui, j'oubliais de vous présenter nos nouveaux voisins: un Classe 12mètres de Newport qui s'amuse à venir virer derrière nous au mouillage; une belle leçon de manoeuvre et de sang froid, sans parler de l'élégance.  On se tanne pas de nos voisins! Regardez le vidéo, ça vous en dit long sur la tradition de voile à Newport.

lundi 11 août 2014

New York

Après la Hudson, brune, on se retrouve à NY.  On pensait rester à la marina Liberty Landing, du côté de Jersey City, mais c'est très bruyant et chaud.  On opte plutôt pour la marina de Croton, beaucoup plus paisible, environ 35 miles en amont de New York.  On se rend en train à New York pour visiter la ville.  La première journée sera pour le zoo dans le Bronx, la deuxième journée pour Manhattan.

Marina de «Croton on the Hudson»

dans le zoo du Bronx


Zoo du Bronx

Rockefeller tower


Subway dans le Bronx


Bronx


Top of the Rock (effeler center!)




Ensuite, c'est la traversée de New York sur la rivière Hudson, puis la East River.  La East River se transforme en autoroute maritime et le courant peut atteindre 4.5 noeuds, dans le sens de la marée.  On doit bien calculer le moment de passage, car ça peut devenir difficile d'avancer contre vagues et courant quand la vitesse du bateau n'est que de 7 noeuds...


Speed over groun`d:10.8 noeuds, vitesse du bateau, 6.2 noeuds. Faites le calcul!

Interminable Long Island Sound, et ses Jelly-Fishs.
Une courte baignade avec un wetsuit me laisse des marques pendant des jours... mauvaise idée!


Block Island est une île à une vingtaine de miles de la côte du long Island sound.  Après une courte traversée, on arrive à Block Island.  la passe d'entrée est très étroite, mais le lagon intérieur est hyper protégé. 50 pieds de profond: prévoir de la chaîne en masse pour mouiller l'ancre.  J'en profite pour aller réparer mon instrument de vent en tête de mat.
Plage de Block Island

La baie intérieure de l'île de Block Island.
Plage de Block Island 

vue de l'entrée de Block Island.

mardi 5 août 2014

Le canal Hudson et la rivière Hudson

Descendre la rivière Hudson n'est décidément jamais une partie de plaisir...  Nous faisons les écluses de Whitehall, dernière ville du lac Champlain ( ville presque fantôme où tout est à vendre) et nous traversons le canal champlain en deux jours, mats baissés.  On se cogne la tête sans cesse. Par chance, j'ai la tête dure!
 On est généralement seuls dans les écluses, ce qui nous facilite la vie, mais on a parfois partagé l'écluse avec un Tug qui pousse des barges.  Son capitaine a été très courtois, nous donnant même des conseils sur les marinas de NY.  Il y a un trafic de barges intense sur la Hudson, pour le dragage du chenal en amont, et plus bas pour le transport de marchandise.
 Les barges nous bloquent complètement le passage.   L'eau est boueuse, on n'y voit jamais le fond. Des débris d'arbres flottent partout suite aux orages qu'il y a eu.
 Le long de l'écluse #4. Superbe soirée, bien attachés.  On se permet une petite marche jusqu'en ville histoire de dégourdir les pattes des enfants.

La marina de Catskill où on remâte le bateau.  Il y a beaucoup de travail à faire, on en sort épuisés au bout de 3 jours.  L'équipe de travail nous a laissé tombé dès les mats debouts sur le pont; il a fallu ajuster tout le grément nous même et tout réinstaller les bômes seuls, moi et Karine.  Les gros bras ont quitté un peu vite.  c'est vrai que c'était dimanche, ils allaient probablement à la messe de midi...

 
 
Certains ont des laveuses LG, d'autres des GE.  Nous on a une BM.  Benjamen Moore de 5 gallons, avec un plunger dédié.  Ça lave bien, mais l'essorage n'est pas à la hauteur des marques concurrentes!  Merci Sébastien pour la BM.
 
La descente de la Hudson apporte ensuite son lot de défis, même si le fait d'avoir les mats debouts rend le cockpit vraiement plus confortable.  Il faut calculer les marées et le courant de marée, car la vitesse du bateau peut passer de 4 à 8 noeuds selon qu'on est contre ou avec le courant.
En plus, le moteur a décidé de nous faire faux bond ce matin.  Une visite dans la salle des moteurs a révélé que les filtres à fuel sont bloqués.  On met l'ancre en bordure de la Hudson.  Je n'arrive pas à redémarrer le moteur ensuite ( un gasket mal placé dans mon nouveau filtre...) et j'en arrive à être obligé d'appeler un mécano.  Il m'oblige à me rendre à la prochaine marina, qu'on atteint en tirant le voilier avec le zodiac.  Vous comprendrez qu'on a pas eu le loisir de prendre de photos!  Ceci nous fait perdre 4 heures de courant portant, on ne pourra donc pas se rendre à NY ce jour.  On arrête à Croton-on-the-Hudson.  On ira à NY en train demain, ça fera ça comme expérience pour les enfants de plus. La marina de Croton est très bien et le manager est tellement sympatique qu'il nous emmène dans la mercedes-Benz pour nous montrer où est l'épicerie, la buanderie, la gare, etc.