mardi 29 juillet 2014

Catastrophe en vue

Parfois la journée commence et on sait d'avance que ça ne sera pas une bonne journée.  Hier, on devait être rendu à Shelburne pour démâter de la veille mais avec la super météo de la fin de semaine, nous avions eu des délais dans notre planning!  La pluie et les orages ont retardés la contruction de nos supports pour les mâts mais en échange, nous avons eu une super soirée avec nos amis, question de souligner notre départ de Plattsbugh.

C'est le coeur gros et la larme à l'oeil (pour moi seulement bien entendu) que nous quittons Plattsburgh lundi matin très tôt.  La météo est toujours pas de notre côté sauf pour le vent du Nord!  De grosses vagues se forment sur le lac et en résulte que Victor et moi avons le coeur sur le bord des lèvres.  Vivement des médicaments pour la nausée!  On arrive à Shelburne, ils nous attendaient.  Le travail commence et la pluie ne lâche pas.  Le gars de la marina regarde nos supports et semble septiques.  Il nous dit que nous devrions mettre de plus grosses vis car celles que nous avons sont trop petites.  On en a vissé en titi!  On a prévu en mettre mais comme il pleut des cordes et que notre drill n'est pas à l'épreuve de l'eau, Bernard se dit que demain ça sera mieux!  

Il faut quitter la marina car ils attendent d'autres bateaux, il est presque l'heure du souper et les enfants commencent à demander à manger.  On décide donc d'aller juste à côté et de tenter de se cacher des vagues et du vent mais se sera chose difficile aujourd'hui!  On trouve une place mais ça roule comme c'est pas possible.  Le bateau tangue de 10 degré de chaque côté, je suis encore malade et Bernard doit faire le souper.   Rien à faire ce soir, je vais me coucher très tôt contrairement à Bernard qui veille le bateau.  En pleine nuit,  un bruit de fou nous réveille......les parents mais pas les enfants!   Ça y est l'ancre vient de céder.  On sort encore à la pluie et dans la grosse vague qui ne lâche pas elle non plus.  Ben non l'ancre est toujours en place.....c'est quoi alors?   Ben simonac,  c'est le mât principal qui vient de tomber.   Nos vis n'ont pas tenues le coup dans cette météo et il est tombé sur le moteur hors-bord que nous avions installé en-dessous.  C'est lui qui tient le mât maintenant.  On risque de tout briser comme c'est parti.  En moins de deux, on décide de rentrer de nuit à la marina et de se mettre à l'abri au quai de service.  Croyez le ou non ça brassait même à la marina !    On doit une fière chandelle à notre moteur d'annexe car sans lui placé à cet endroit précis, le mât arrachait tout : arceau, annexe main-courante et tout le reste

Merci  Tohatsu!

lundi 21 juillet 2014

Première étape faite!

Il y a tellement de chose à faire et le temps passe trop vite!  Je trouvais que le temps était long avant d'arriver aux derniers douze mois mais maintenant qu'ils sont là voilà qu'ils passent trop vite.

Il nous fallait avoir notre "cruising permit"  pour quitter le lac Champlain.  Comme nous avions acheté notre bateau aux États-Unis, nous n'avions pas eu de "cruising permit"  lorsque le bateau a été amené au lac il y a déjà trois ans.

Donc Cruising permit oblige, il faut aller aux douanes donc voyage a Rouses Point, 40 km au nord de notre marina. Problème, problème,  on ne passe pas en dessous du pont car les mats ne sont pas descendus.  Bon alors il faut aller aux douanes .....à pieds.  Le douanier nous explique qu'il doit venir sur le bateau pour nous donner ce fameux papier et il n'est pas question pour lui de marcher jusqu'au bateau!   C'est fou comment quelque chose de si simple que d'avoir un papier peu devenir une aventure d'une journée!

Finalement, quelques heures sont passées et nous pouvons retourner à la marina avec notre permis.  Première étape ...... Check

samedi 22 mars 2014

Quoi faire l'hiver?

L'hiver, l'hiver...... Voici un petit mot de 5 lettres qui peut nous paraître long et curieusement court en même temps.  L'hiver s'est fait pour faire plein de sport au froid et même parfois on peut dire au frette.  Mais c'est aussi l'occasion pour les gens de voile de fabriquer plusieurs choses dont ils auront besoin pour la belle saison.  

C'est exactement ce à quoi mes soirées servent dernièrement.  Je dois sortir mes talents de couturière et fabriquer quelques petits trucs dont nous avons besoin.  Les défenses ont besoin d'un recouvrement, non pas parce qu'elle auront froid mais bien pour pouvoir les conserver en bons états.   Alors me voilà à confectionner ces recouvrements et ma foi, je crois qu'ils seront durable.  Le tissu est très épais et me semble fort résistant!
De plus, comme le bateau a une fenestration abondante, la chaleur y est très présente l'été lors des grandes chaleurs.  Les anciens proprios avaient des toiles pour mettre sur ces fenêtres mais elles étaient très abîmées et nécessitaient d'être refaite.  Alors voilà un beau casse-tête..... j'ai donc décidé de découdre les vieilles et de m'en servir comme patron.  Facile à dire mais beaucoup de travail en vue.   Me voici en installant ce casse-tête, bien au chaud près du foyer.  Il me reste plusieurs heures de couture mais je vous montrerai le produit final plus tard!



Que faire d'autre pendant ces longs mois d'hiver....  Faire nos cartes de visite communément appelée «boat card».  On a même eu la chance d'avoir un logo, fait par Patricia cousine de Bernard.  Il ne reste qu'à décider du nombre et les voici chez l'imprimeur.   Je vous donne un avant goût car nous sommes bien fiers de ce qu'elle nous a concocté!

dimanche 2 février 2014

Genèse d'un voyage

Parfois on cherche vraiment le début d'un rêve,  à quel moment exactement cette idée a prix forme.... Souvent, il est difficile d'y mettre une date.  Mais pour moi, je peux l'identifier avec justesse.  J'avais 13 ans exactement.  Des amis de la famille (André et Ghyslaine) étaient au party de Noël et racontent qu'ils ont fait un voyage en voilier pendant 1 an.  Leur récit attire mon attention et j'écoute avec intérêt ce récit.  Et la seule idée qui me vient en tête suite à cette soirée c'est: «mais c'est ça, ça c'est la vie! » Et je me mets à rêver de faire un voyage en voilier moi aussi.   

Pour Bernard, de son côté, un oncle s'intéresse également aux voiliers et laisse sur la table du salon des revues qui suscitent l'intérêt d'un jeune ado. Au fil de ses lectures, ce garçon en vient à rêver de faire une traversée de l'Atlantique.   

Bien des années plus tard, nous décidons de réaliser notre rêve qui était au départ bien individuel mais qui s'est avéré être un rêve commun.  La vie fait bien les choses parfois!

Où aller maintenant?   Comme nous vivons au Québec, la destination la plus fréquente est sans aucun doute le SUD!  En partant du lac Champlain via l'Intracostal, la destination des Bahamas et les îles des Caraïbes est réalisable.  Nous avons même acheté le livre et commencé à faire le plan du voyage.  Mais.... parce qu'il y a un mais.  Je contacte nos amis André et Ghyslaine qui naviguent toujours pour leur faire part de notre projet.  Et leur dire que c'est de leur faute toute cette aventure (hi! hi! hi!).  Ils nous parlent d'une famille de la grande région de Montréal qu'ils ont rencontré et qui ont fait la boucle de l'Atlantique!   Sur le coup, on se dit que c'est trop pour nous.  Finalement nous prenons contact avec la famille de Jolie Brise : Alain et Josée. Leur accueil, leur gentillesse et leur enthousiasme nous touchent. On dirait que nous sommes assis devant un miroir tellement à certains moments on se reconnait dans leur récit.     Cette rencontre sera déterminante et scellera notre destination.  On fera la boucle de l'Atlantique nous aussi!

Bon maintenant que la destination est choisie, il faut le bon bateau pour le faire.  Un bateau qui répond à nos besoins et avec lequel ont tombera amoureux!  Nos recherches s'arrêtent sur un voilier de 43 pieds, un Nauticat.   Ce bateau a appartenu à un couple du Rhode Island depuis plus de 20 ans, ils ont navigué et vécu sur ce bateau pendant toutes ces années.  Ralph (le prorio) est un marin d'expérience. Même avec ses 73 ans, il exécute les manœuvres avec facilité et démontre une agilité inouïe.   C'est lui qui a baptisé le bateau Black Cat, pour son amour des chats, pour son chat noir qui les a suivi tout au long de leurs voyages et pour le chat sur le logo de Nauticat!   Nous nous avons décidé de garder ce nom pour Ralph et pour la chance!  Une légende raconte que si le nom d'un bateau est changé il faut repasser partout où il est passé pour effacer la trace!

C'est donc en juillet 2011 que Black Cat quitte le Rhode Island pour le lac Champlain où il naviguera jusqu'à son grand départ.