mercredi 27 avril 2016

Rudder cay, Exumas, Bahamas

Nous voulions escalader la plus haute montagne des Exumas. À 138' de haut, ce n'est pas sa hauteur qui a refroidi nos ardeurs, mais la pluie qui nous est tombée dessus toute la journée de mardi.  On en profite pour récupérer une pleine chaudière d'eau de pluie ( on s'en sert pour se doucher et pour laver le linge.  Nous avons tenté de déplacer le voilier jusqu'à une baie plus près de la plage, mais il manquait cruellement d'eau.  On est passé dans 6' d'eau... notre quille devrait accrocher à 6'3''. On devait être sur une vague!  S'ancrer ici est un vrai casse-tête: il y a le vent, mais surtout le courant de marée qui dicte la position du bateau.  Souvent, le voilier est DEVANT l'ancre plutôt que derrière.  Parfois il est devant mais aussi d'arrière au courant.  Difficile de savoir comment placer son ancre.  Malgré tout, notre vieille CQR tient bon et (touchons du bois!) n'a jamais décrochée.  Les 100-200' de chaîne que je déploie y sont sûrement pour quelquechose!  Denis ( du voilier Prana) disait :''au Bahamas, c'est ta chaîne qui te tient, pas ton ancre!''.

Nous quittons nos amis du voilier Libra.  Ils poursuivent leur route plus rapidement car ils ont un invité qui doit partir de Nassau dans 5 jours.  Nous ne sommes pas si pressés.  La journée n'aura été que de 9 miles.  On entre à Rudder Cut vers midi.

On ne peut pas aller très loin du côté du bank: il y a de l'eau seulement sur environ 1 mile. Après, impossible pour nous de continuer.  Nous mettons l'ancre dans l'endroit le plus profond, par 15' de creux.  Devant nous est une intriguante grotte, dans laquelle nous allons en Dinghy.  C'est Victor qui conduit, comme d'habitude.  La grotte est en fait une cavité creusée dans la roche sur environ 40-50'.  À marée haute, il y a de l'eau partout, mais à marée basse, un fond de beau sable blanc est visible.  Il y a des puits de lumière naturelle au plafond, ce qui donne une lumière fantastique dans la grotte.


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''Beam-me-up, Mr Spock!''




La grotte vue de notre ancrage
Nous pensions trouver la sirène au piano dans cette grotte.  Nous avons beau chercher, on ne la trouve pas.  Nous devons revenir au voilier pour prendre les coordonnées GPS exactes pour la trouver.  Après quelques minutes à chercher ( on était seuls dans la baie, personne d'autre que nous), nous la voyons finalement.  Par 15' de fond, elle est là. La jolie sirène qui joue du piano.  Rien ne l'indique, on était passé à côté sans la voir avec le voilier...  Assez étrange.  Elle aurait été placée là par David Copperfield.  Je ne sais dans quel but. Mais c'est une belle attraction et les enfants ont adoré.




On termine la journée en se rendant sur l'île d'Iguana Cay.  Elle porte bien mal son nom, car nous n'avons vu aucune iguane.  Et ensuite nous sommes allés deux petites îles jointes par une langue de sable, jouer aux explorateurs.  Il n'y avait rien de bien spécial à y voir, mais l'eau turquoise et le sable blanc sont toujours bienvenus!



mardi 26 avril 2016

De Georgetown à Lee Stoking Island, South Exumas

 Georgetown est une capitale dans le Bahamas, tant pour s'y réapprovisionner que pour l'aéroport.  Nos amis Patrick et Vreni attendent d'ailleurs de la visite qui arrive par avion, pour une semaine.  Nous en profitons pour remplir les réservoirs d'eau ( le dessalinisateur est toujours hors-norme pour les pressions...) avec de l'eau potable (ce qui n'était pas le cas dans les autres endroits visités).

C'est la semaine de préparation avant les régates: de magnifiques voiliers hypertoilés ( imaginez une barque de 25' avec une grand-voile qui irait bien sur un voilier de 45'... voyez les images en bas... Pour compenser ce surplus de toile, pas de lest dans le fond de la barque, mais plutôt un équipage téméraire qui se tient en rappel au bout d'une planche. Plus près de la barque quand le vent mollit, plus loin quand il forcit.  Un vrai régal pour les yeux.


Les gens de Georgetown sont assez joyeux et souriants, mais on croise parfois des gars intoxiqués, même en début d'après-midi.  C'est parfois intimidant pour les enfants quand ils de font aborder par un individu au regard vitreux.  Ils ont alors tendance à rester assez près de papa ou maman!
Lagon intérieur, Georgetown



Nous restons donc à Georgetown 3 jours, pour se refaire en bouffe, eau et wifi! Les éléments nécessaires à la survie, quoi!
Par la suite, nous quittons en compagnie du voilier Libra, direction Nord pour aller vers les premières petites îles de Exumas.  Il y a un chapelet continu de ces petites îles et on peut passer du côté de la mer (Est) ou du bank (ouest) Nos amis ont un voilier avec dérive relevable qui tire 3' d'eau et ont le choix de naviguer du côté du bank.  Pour nous, ce sera par la mer, car avec 6'3'' de tirant d'eau, Black Cat risque de s'échouer sur des hauts-fonds.  La moyenne d'eau sur le bank est d'environ 10', sans oublier une marée de 2,5'.  De quoi foutre un mal de tête au capitaine et à l'amirale!
Le vent nous laisse tomber en sortant de la passe de Georgetown. Même avec toutes les voiles, Blackcat n'avance qu'à 3-4 miles à l'heure ( noeuds pour les marins!) et nous avons une bonne vingtaine de miles à faire.  On hisse donc le spi (avec lequel on est rendus confortable, malgré l'imposante voilure et les manoeuvres plus complexes).  Libra aussi hisse le sien et on profite pour prendre des photos, l'un de l'autre.  Notez son spi dans lequel il y a une aile de parasail.  Un design qui permet de garder la voile plus stable dans le vent changeant.
Vreni, Daniel(ami) et Patrick du voilier Libra
Libra, sous Spi

Blackcat sous Spi.

Et puis on avait mis la ligne à l'eau, mais avec si peu de vitesse (4 noeuds) on ne croyait pas vraiment qu'un beau poisson se ferait prendre...  Ben non!  Un joli Mahi de 45'' de long mord à l'hameçon!  On le voit sur la photo ci-bas qui se démène derrière Blackcat!  Merci Patrick pour la photo!
Mahi qui se démène au bout de la ligne




étrange halo de lumière avant les grains de fin journée...


Mais joli coucher de soleil malgré tout!

samedi 23 avril 2016

Bahamas, bleu mur à mur...

Nous sommes finalement restés près d'une semaine à Clarencetown car de forts vents rendaient la sortie difficile.  Nous en avons profité pour explorer et améliorer nos talents de constructeurs de châteaux de sable...  Il y avait au centre de sand island une lagune ( ancienne salière?) ocre rouge, au fond mou et plein de bulles blanches ( étrange...)



Lagune au centre de Salty point

C'est plus facile avec une pelle!(trouvée sur la plage...)



Nous quittons Clarencetown à 7h le matin pour rejoindre l'île de Conception. 
La traversée se fait bien, on roule 6 noeuds.  Nous mettons notre ligne de pêche à l'eau, traînant 150' derrière.  Au bout de qq heures, nous attrapons un petit Wahoo d'une 20e de pouces.  J'en profite pour me pratiquer à arranger le poisson ( sous les conseils de Karine) et j'utilise quelques restants pour réappâter mon leurre.  Moins d'une heure plus tard, un mahimahi mord.  

Petit Wahoo, au large de Long Island

Mahimahi

 Conception est un parc national des Bahamas.  Il n'y a aucune habitation ni trace de société, sauf pour deux boules d'amarage au large de l'île.  Bon, comme partout dans les Bahamas, on retrouve son lot de plastique sur la plage.  Autrement, une plage d'une beauté sans pareil ( le sable est ultra-fin: on pourrait l'utiliser dans un sablier!). Des raies immense passent sous le bateau, amaré dans 10' d'eau.  On dirait que le bateau est suspendu dans les airs tellement l'eau est limpide.  On y passe du temps avec Patrick et Freni, deux suisses qui naviguent sur leur Ovni36, Libra.  Nous leur donnons un peu du MahiMahi pêché entre les deux îles.


Blackcat, suspendu sur un tapis d'émeraude...


La roche coralienne est super coupante pour les peitits pieds nus.
Nous quittons Conception après 2 jours.  Malgré la beauté du site, on a vite fait le tour.  Seule chose qui nous a échappée: il y a un méandre de mangroves au centre de l'île, mais il nous aurait fallu deux heures de zodiac, aller-retour, pour y aller.  La chance nous sourrit encore à la pêche en contournant le cap Santa Maria, au nord de Long Island.  Encore une fois, c'est un Mahi, superbe et combatif; 43''.  Karine en fait des filets, heureusement la vague s'est un peu atténuée derrière l'île de Long Island, car travailler avec un Rapala dans la grosse vague, c'est un peu dangeureux.
Nice Mahi!
Les enfants qui préparent des pizzas!
Nous arrivons à Georgetown à 13h ( nous avions quitté de nuit pour être certains d'avoir le soleil haut pour voir les haut-fonds de l'entrée de Georgetown.  Nous sommes surpris d'y voir une centaine de voiliers amarrés.  Nos derniers ancrages ne comptaient guère plus de 2-3 bateaux depuis plusieures semaiines...  Il y a ici quelques services utiles: buandrie, eau potable, etc.  Nous en profitons donc pendant quelques jours.  L'ancrage est très calme pour le moment.



dimanche 17 avril 2016

Les nuits en traversée, par Mia.

Victor et moi nous trouvons que les travesées sont très difficiles pour nous.  Mais quand même nous réussissons à dormir même si ça bouge beaucoup.  Nous jouons à des jeux de socièté.  Parce que nous prenons une pileule de gravol contre le mal de coeur.  Papa est notre seul espoir puisque il est le seul de la famille qui n'a pas mal au coeur.  Le soir pour moi c'est comme si la mer se calme un peu, donc je peut aller me coucher mais c'est plus difficile de me brosser les dent, parce que ça gite plus.  

Le matin je vais beaucoup mieux car je suis plus rassurée puisque je vois de la terre.  Je vais chercher ma tablette je joue un petit peu et ensuite je sors dehors avec maman ou papa. Nous écoutons '' le réseau du capitaine'' nous déjeunons et tout de suite après nous arrivons. Papa met l'ancre. Ensuite papa va regarder l'ancre pour voir si elle est bien rentrée dans le sable.

Victor et moi nous avons inventé un jeu qu'on est une marina et il y a plein de bateaux qui rentrent en même temps. Nous travaillons dans notre bureau et nous levons des bouées dans le mat avec une drisse, comme si c'était des bateaux.

Mia


Turk and Caicos et Bahamas

 Nous quittons finalement la République vers les 08h40.  Direction Mayaguana en passant par les Turk and Caicos.  Distance: 150 miles pour se rendre à West Caicos, puis 50 miles pour se rendre à Mayaguana (Bahamas).  Nous avons de bonnes conditions, mais il y a des orages forts de possibles sur notre route vers 19h.  On garde un oeil constant sur les nuages.  Pour mal faire, c'est une nuit sans lune.  Je cherche des averses de pluie sur le radar pour essayer de dévier ma route si un grain se présente à l'horizon: c'est ma seule façon de ''voir'' du mauvais temps qui s'en viendrait.  Je ne capte rien sur le radar et nous passerons finalement une soirée relativement tranquille, sans orages mais avec des nuages menaçants derrière nous, éclairs et tout.  Je crois qu'être partis 2 heures plus tard, on y aurait goûté!  La mer est assez forte, de 6 pieds sur le travers et ça brasse un peu.  Les enfants réussissent malgré tout à dormir toute la nuit.  Karine et moi nous relayons dans le cockpit toutes les 3 heures.  Il nous faut souvent 1 bonne heure pour s'endormir dans des conditions comme ça, donc on dort 3-4 heures chacun pendant la nuit.  En arrivant aux Turk and Caicos, la radio de Providenciales ( la capitale des Caicos) nous demande de les contacter.  Comme nous ne voulons pas y rester mais seulement se reposer pour la journée, Provo Radio prend toutes nos informations ( mesures du bateau, noms et DDN de tout le monde, équipement de sécurité à bord, etc...) et nous accorde le droit de nous reposer pour la journée.  Nous nous attachons à une boule de moorings qui appartient aux compagnies de plongée sous marine.  Une petite plongée en apnée nous explique pourquoi les plongeurs viennent ici: dans 50 pieds d'eau, on voit sans problèmes le fond.  Sous le bateau, il y a une cinquantaine de carangues à queue jaune. Au fond, deux raies et un requin ( probablement un ''nurse-shark, Vache de mer en français.  Une sorte de requin peu agressif si on le laisse tranquille).  Nous profitons donc de l'endroit pour faire une plongée mémorable.
Plongée à West Caicos

Banc de poissons sous la quille, West Caicos
Plongée West Caicos (appréciez la profondeur atteinte par Mia!)
 En soirée, on se rend compte que nous n'avons pas le drapeau des Bahamas.  Étrange.  Heureusement, on a du tissus à drapeau et celui des Bahamas n'est pas trop compliqué à faire... Il nous faudra malgré tout une couple d'heure pour le faire car on n'a pas de machine à coudre.  Karine fait donc toutes les coutures à la main.  Heureusement elle est bonne couturière!

 Nous repartons de West Caicos à 3h du matin.  Nous voulons absolument arriver avec la lumière du soleil haute, pour bien voir les fonds de l'entrée d'Abrahams Bay, à Mayaguana.  La baie est parsemée de haut-fonds et de récifs. La traversée se fait avec toutes voiles dehors à une vitesse moyenne de plus de 7 noeuds.  Un pur bonheur.  Aux Bahamas, l'est est limpide mais il n'y a pas beaucoup de profondeur près des côtes.  On doit même se réancrer dans la baie, car il me restait un pouce d'eau sous la quille à marée basse!  Nous allons donc dans la partie plus profonde de la baie: il me restera alors un gros 12 pouces à marée basse!  Pour nous, habitués à s'ancrer dans 30 pieds d'eau, c'est une adaptation un peu stressante!
Ho! de la proue!  Voyez-vous des récifs???


plongée à Mayaguana
 À Mayaguana, un suisse ( Patrick, du voilier Libra) m'offre de l'accompagner à terre pour faire les douanes.  Malheureusement, les douanes sont fermées car l'air climatisé est défectueux dans la bâtisse.  Une petite visite chez ''Bahamas Téléphone Company'' nous permet d'avoir une carte sim et des données cellulaires.  C'est bienvenu car on n'avait plus de data depuis Portorico.  Nous faisons les douanes  le lendemain, donc et nous baignons dans l'eau turquoise et limpide.  Peu  de poissons ici cependant, mais on reçoit la visite de deux énormes ( 6pieds d'envergure) raies manta.  Je nage avec elles, mais je garde une bonne distance.  Je me souviens que Karine Dumont (md de l'urgence à la CSL qui fait bcp de plongée) m'ait raconté qu'elle touchait ces raies sans problèmes.  Par contre, j'ai toujours un peu crainte de toucher un poisson plus gros que moi!  Surtout armé d'un aiguillon venimeux...  J'avoue cependant que c'est magique de nager avec des animaux aussi gracieux.

Nous quittons ensuite l'île de Mayaguana pour aller vers l'île de Long Island (118 miles).  Le vent est faible. nous en profitons pour sortir le spinnaker, grosse voile balon qui reste quand même risquée à sortir par vents forts.  Mais avec les 6-12 noeuds de vent arrière, c'est parfait.  La voile est tellement grande qu'il est impossible, même avec un grand-angle et au bout d'une perche, de la voir au complet...


Nous atteignons Clarence Town au matin suivant ( le spi rangé pour la nuit, nous avançons au moteur avec la grand-voile pour stabiliser le voilier dans les vagues.)
En allant mettre un peu de diesel, un sympatique américain ( du bateau moteur Real Alarm, 100' de long) qui avait pêché 2 wahoos de 40 livres nous donne un sac plein de wahoo.  On se régale de ce poisson que Karine a fait cuire à la perfection sur le BBQ.
 
plage de Clarence Town, Bahamas.
Dimanche le 17, impossible de bouger: des vents du nord à 20 noeuds rendraient notre prochaine étape vraiment désagréable.  Et puis il nous reste maintenant assez de temps pour nous permettre d'attendre de bonnes conditions de mer.

Les douanes de la République...

Parlons un peu de douane.  Lorsque nous avons fait notre entrée à Portorico, 3 douaniers sont venus nous rencontrer, sur le bateau.  Pas une inspection à proprement parler, juste une visite.  Coût total: 0$.  St-Martin: 2 Euros et personne ne vient à bord.  St-Kitts: Personne à bord, et une quarantaine et dollars.  Bref, jamais trop de chichis ni d'argent.  Des gens professionnels ( mais rârement souriants).
La palme d'or irait à Charlotte Amalie. La dame y est d'une gentillesse et d'un calme très apprécié.  À Culebra, l'agent américain a fait étamper les passeports par les enfants eux-mêmes.

Arrive la République Dominicaine.  Je vais à la capitainerie, à Samana. J'y rencontre l'agent de la Navy. Puis la dame des douanes.  Puis 2 autres personnes (accompagnées par le gars de la Navy et la fille des douanes) viennent sur le bateau pour ''l'inspecter''.  Ils ne font rien sur le bateau sauf remplir des documents et regarder leur cellulaire respectif. Suite à l'inspection, je dois retourner à la capitainerie pour payer les frais d'immigration.  Une jeune demoiselle ( elle aussi occupée à son cellulaire) me donne des tickets de tourisme et me fait payer 40$.  Une autre me fait payer 118$ pour les frais d'immigration.  Le lendemain: re-visite du gars de la Navy accompagné d'un autre type.

Avant de quitte Samana, le gars de la Navy doit venir nous délivrer une quittance.  Il se présente encore au bateau avec un autre individu, en civil et dont je ne sais pas la fonction.  Total Samana:6 personnes sur le bateau.

Puerto Plata: même manège:  En arrivant, je me rend à la capitainerie et rencontre plusieurs individus à la fonction nébuleuse: 4 personnes prennent mes passeports et les documents du voilier, me donnent des papiers divers.  Le lendemain: visite surprise de l'agent des narcotiques qui se présente avec le gars de la Navy.  Inspection serait un grand mot, car il ne rentre même pas dans le bateau, encore moins soulever les planchers pour chercher quelque drogue...  Je demande la clairance pour quitter le lendemain, mais on m'explique que je devrai payer un montant supplémentaire si je quitte avant 8h du matin ( pour défrayer les frais d'heures supplémentaires, alors que les agents feraient le boulot pendant leurs heures régulières.  Je proteste, on me dit que c'est comme ça: paye ou part à 8h...)  Je décide de ne pas payer davantage ( comme je n'ai pas non-plus l'habitude de donner des ''pourboirs'' aux agents du gouvernement... même quand ils restent longuement en silence devant moi à attendre... sans demander expressément de l'$$)

Quand le type de la Navy se présente le lendemain avec ma clairance, point de salutations, de sourires ou de ''have a good trip''!  Il arbore une très officielle face de boeuf...

Conclusion: les douanes sont rârement une chose agréable à faire.  Mais en République Dominicaine, il se dégage une impression que de très nombreuses personnes doivent remplir de très nombreux formulaires pour justifier leur poste.  Et ils attendent qu'on les graisse avec un peu d'$.  C'est d'un désagréable qui me ferait éviter la RD lors d'un prochain voyage. Ceci aurait pu
être rendu moins désagréable par des personnes souriantes et moins portées sur leur cellulaire, mais seul le gars de la Navy de Samana s'est montré professionnel et courtois.  Ocean World a été une catastrophe.

Parlant d'Ocean World:  on n'a accès à la piscine ( généralement déserte sauf pour les 3-4 barmans et bouncers) seulement si on prend une consommation.  La bière est 10$,  Difficile d'y aller en famille sans allonger 50$ à la gagne ( on ne peut apporter nos propres consommations non-plus)  Le bouncer affiche, lui aussi un air de boeuf peu commode...

Bref: content d'avoir été au parc aquatique, mais pour le reste, on ne nous y reprendra plus!