vendredi 13 novembre 2015

Journal de Victor

Bonjour.  Nous sommes en Caroline du Nord.  Il y a un gros parc à côté de nous.  On y va souvent et il y a un petit parc et il y a une bibliothèque à côté de nous. On y va pour avoir du wi-fi. On voit souvent des dauphins,des Grands Hérons.  Hier nous sommes allés à la bibliothèque et quand nous sommes revenus au quai, des  Goélands ou des Cormorants avaient fait caca sur nos sacs et gilets de sauvetage! Nous avons dû tout laver.  Tous les jours,nous faisons un 5à7  avec des chips et de la guacamole. Nous avons mangé une crème glacée a la barbe à papa (cotton candy).   Nous sommes à l'ancre et quand on veut aller au restaurant,à l'épicerie, aller jouer au parc ou aller prendre notre douche il faut prendre l'annexe (zodiac)  .  Et c'est moi qui le conduit et c'est aussi moi qui démarre le moteur!!!!!!!
Beaucoup de vent aujourd'hui...

Black Cat ( à guauche)



journal de Mia

Bonjour c'est Mia.
Aujourd'hui je vais vous parler de ce que j'aime et je n'aime pas du voyage.

Je préfère les canaux interieurs parce que dans la mer ça bouge un peut trop pour moi.  J'ai déjà vu des dauphins.  Il en a déjà passé en dessous de notre bateau.  Pendant qu'on était en mer le soir je suis sortie dehors j'ai vu plein de tours super illuminées.  

Des fois en mer, nous voyons beaucoup de gros bateaux de l'armé.  Nous sommes déjà en short en Caroline du nord.   Je vois de vraiments belles étoiles et une belle lune.  Hier moi papa Victor nous sommes allé visiter une belle  forêt avec des vraies liannes.  J'ai essayé de grimper mais je n'ai pas réussi.  Nous avons vu des grand hérons et aussi on a vu des cactus et on y a touché et c'était quand même piquant.   Nous sommes allé a la plage et on est monté sur une branche et on perdait toujours l'équilibre.  C'était amusant.



mardi 10 novembre 2015

To go or not to go, that is the question

À la veille de notre départ pour traverser jusqu'aux Iles Vierges Britanniques (BVI), la question se pose.  Plusieurs bateaux ont quitté la marina ce matin.  La plupart pour aller dans l'intracostal ou la météo importe peu.  Certains partiront demain pour les îles, car il y a une petite fenêtre.

C'est difficile d'apprécier la fenêtre quand on n'y est jamais passé.  Est-elle assez large pour passer notre gros... bateau?  Et si on se trompe?  Beaucoup de questions à se poser...

Il y a des grosses dépressions actuellement dans l'atlantique.  Ma carte météo est couverte de zones rouges, mais il est vrai que c'est plus au nord, pas sur mon chemin.  Je dis à Karine que c'est elle qui a  suivi des cours de météo et que par conséquent, que c'est elle qui devrait prendre la décision. Sagement, elle décline la responsabilité de cette décision!  On devra faire consensus...  Heureusement, on a l'aide d'André et Ghyslaine qui ont beaucoup plus d'expérience que nous dans le domaine.  Et Nycole Gaudrault du réseau du capitaine, qui nous fournit beaucoup d'informations.
Tout ceci me rappelle quand j'étais en kayak au mois de septembre sur le Saguenay avec Martin Lapointe et Marie-Claude Fortin.  On était indécis à se décider pour partir dans le temps incertain.  Moi j'étais plus pour l'attente.  Je peux être très patient quand je suis incertain!

On reporte la décision au lendemain.  Il y aura de nouvelles données météo, plus fraîches.  Un bon moyen deprocrastiner une décision importante...
En attendant, dans la pluie diluvienne, on est allé faire l'épicerie.  500$ d'épicerie pour les deux prochaines semaines.  On stocke de la bière qui coûtera 5 fois le prix d'ici (60c la cannette!) des céréales, du lait, tout ce qu'on peut!  On a prix un taxi pour revenir: l'arrière de la mini-van était plein!


dimanche 8 novembre 2015

Les dauphins...

À notre grande surprise, on voit des dauphins partout depuis notre départ.  Je ne pensais pas en voir si près des côtes.  Dans l'intracostal, avec  pieds de profond, on en voit!  Et ici même, à la marina de Morehead, on en voit croiser à 100 mètres.  On est toujours impressionnés.  Et puis il y a les hérons, les pélicans, et plein d'autres oiseaux.  Je suis toujours à la recherche d'une bonne photo, mais voici ce que j'ai eu...


Enfin une Rootbeer dans un bouteille de bière!

Top of the mast! Mon endroit préféré... ou presque...
Morehead city docks
vue de mes orteils... d'en haut du mat
Le Blue Marlin, fantsme de tous les pêcheurs de la côte.

Salon de coiffure maison...
Soccer sur les quais
Mes instruments de vent refusent catégoriquement de fonctionner. J'en suis à mon 2e câble, mon deuxième instrument. ma 6e montée en l'air au moins.  J'attend de parler au gars de B&G, la compagnie.  Le pire c'est que je ne peux même pas acheter un câble tout seul.  Il semble que je sois le seul à avoir un câbe défectueux en amérique...
Du côté des bonnes nouvelles, on a un équipier du Québec qui serait intéressé à traverser avec nous.  En attendant, Karine part avec le vélo pour faire du lavage et les enfants profitent à plein du Wi-Fi

vendredi 6 novembre 2015

Reste de l'ICW

Après Coinjock, on continue dans les canaux.  On passe le Albermale sound, un genre de ''Lac St-Pierre-salé'', vaste à perte de vue mais creux de 6-10 pieds seulement.  Même en restant entre le marqueurs terrestres et en suivant la ligne sur notre traceur électronique, il nous est arrivé de se planter dans un banc de sable.  C'est là que je suis content d'avoir installé une hélice repliable car contrairement à une hélice fixe, la mienne donne 100% de puissance de reculon.  Ça nous permet de se sortir du banc de sable sans trop de mal.  Même s'il n'y a pas de dégâts sur le bateau, se planter à 6 nœuds, ça réveille un équipage!

On passe une nuité à l'ancre à quelques encablures d'autres voiliers.  Le fond est vaseux, comme j'ai jamais vu.  On doit se reprendre â trois fois avant de pouvoir tenir à l'endroit voulu. Une fois terminé la manœuvre, je suis couvert de bouette, autant que le pont.  Il fait gris, il pleut, la noirceur tombe.  Dans ces conditions, après avoir fait 10h de moteur, on se couche vers 20h et le sommeil ne se fait pas attendre.
Depuis le début de l'ICW, on suit souvent les mêmes bateaux, mais on s'est liés d'amitié avec l'équipage de Windbird, un Tayana 42. Marc et Judy sont très généreux et nous donnent des conseils, eux qui ont fait l'ICW maintes fois.  J'avoue même me fier passablement sur eux et je ne prépare pas ma navigation d'avance, je me contente de suivre en mouton.  ''On s'en va à quel endroit? '' me demande Karine.  '' On suit Windbird, mais je sais pas ou on va!'' que je lui répond. Les jours suivants je planifie un peu plus consciencieusement mes cartes... quoique voilà le problème: je n'ai pas acheté les cartes papier car on n'est pas arrêtés à Norfolk comme prévu.  J'ai les cartes électroniques, mais elles ne donnent pas un aperçu global, plus un point détaillé.  Autre note que je prend...

De Norfolk à Beaufort nous prendra finalement 5 jours de voile-moteur.  Quand on est dans le Pamlico sound ( aussi peu profond que l'Albermarle) on peut mettre le genois.  Sans pouvoir fermer le moteur, il nous donne un nœud de plus...  Parlant de moteur, j'en reviens pas de l'autonomie qu'on a. Depuis que j'ai installé la nouvelle hélice, je peux utiliser un genre ''d'overdrive'' et diminuer les tours sur le moteur.  Depuis le Rhode Island, je n'ai utilisé que la moitié de mon fuel, pour une centaine d'heures de moteur.  Une bonne nouvelle.  Mauvaise nouvelle, l'alternateur est Kaput et ne charge presque plus.

Marc, de Windbird est venu inspecter mon installation de radio-amateur (HF-Ham radio) et ne comprend pas pourquoi je n'arrive pas à communiquer.  Par contre, je reçois assez bien son signal, mais je ne peux lui parler.  Étrange.  Rendu à Beaufort en Caroline du nord, je m'aperçois que je ne transmet pas sur la même longueur d'onde que j'écoute.  Un bogue de mon radio.  Je contacte Maxime Pratti, qui m'a donné mes cours de radio avec Nycole du réseau du capitaine.  On résous le problème.  Finalement, le 5 novembre, j'arrive à avoir une communication super claire avec Montréal.  C'est la joie dans le bateau!  Le lendemain je répète l'expérience et ça fonctionne super bien.

À Beaufort ( Morehead, pour être précis) on prend une marina pour qq jours.  Je dois réparer le frigo, l'alternateur, la pompe à eau, étancher le pont et d'autres bricole.  Par chance on a du wifi.  Dernier pépin, les deux équipiers qui voulaient venir avec nous se sont désistés, pour des questions d'horaires.  Pas facile de trouver des équipiers de dernière minute.  Pas qu'on avait mal planifié, mais on voulait faire de la mer avant de décider si on le faisait par la mer ou par les canaux.  5 jours de canaux pour chaque jour de mer, ça correspond à deux mois de canaux pour se rendre au même point que 10-11 jours en mer...  Si on descend jusqu'aux Bahamas par la côte, on n'aura pas le temps de descendre jusqu'à la Martinique, la Guadeloupe, les Îles Vierges, etc.  On veut vraiment voir ces îles, donc on espère trouver un autre équipier pour nous accompagner en mer...
City Dock at Morehead, NC

City Docks. Avec de Vrais palmiers!

Morehead

Un peu de lecture dans le cockpit

Le 5 à 7 que les enfants réclament!
 

lundi 2 novembre 2015

De Norfolk à Coinjock dans l'ICW


Porte-Avion à Norfolk



Norfolk


Norfolk




 
Norfolk



Norfolk:
Plus grande base navale en Atlantique, il y a des dizaines de navires de guerre et on passe devant.  Je me tiens assez loin car j'ai entendu certaines personnes se faire appréhender par la navy quand ils passaient trop près.  Ensuite, c'est une suite de chantiers navals civils et d'industries de toutes sortes. Du béton et de l'acier à perte de vue.  Des cargos et des remorqueurs qui nous croisent.  On se sent petits et vulnérables!
Après la première écluse, le paysage change.  Fini l'acier, les arbres reprennent leur place le long des rives.  Quelques petites barges et quelques petits bateaux de l'armée armés jusqu'aux dents ( mitrailleuses, gatling gun, etc).


Deuxième journée dans l'ICW.  Le paysage n'est pas sans nous rappeler le canal de Champlain entre le lac Champlain et la rivière Hudson.  Même largeur, mêmes bouées, méandres interminables.
Alors qu'on pouvait faire 120-140 miles par 24h en mer, ici on fait 40 miles par jour.  Une ''grosse'' journée c'est 50 miles.  On recevra beaucoup de pluie ce jour et ça pourrait réduire la visibilité.  On pourrait devoir rester à Coinjock pour une couple de jours si c'est pas meilleur.

Mia et Victor sont allés au resto de la marina pour prendre quelques bonbons d'halloween qu'il était resté de la veille.
 

dimanche 1 novembre 2015

De Ocean City à Norfolk.

30 heures de navigation.  On quitte Ocean City le matin et tout est calme.  On met toutes les voiles pour tester notre nouvel arrangement avec la grand-voile.  Ça fonctionne très bien.  Par contre, l'enrouleur de genois est un peu dur à rouler avec le genois neuf: peut-être le tissus encore raide de la voile est plus difficile à enrouler...
Un voilier nous suit mais nous rattrape, il file 1-2 nœuds de plus que nous. 
En après-midi, le vent forci.  On se fait plaisir: Black Cat sort les griffes et le speedo monte: 8 puis 8.5 nœuds. C'est grisant comme vitesse comparé aux 5-6 nœuds qu'on fait habituellement.  Par contre, quand le soleil se couche, on file encore à cette vitesse et c'est pas facile pour les enfants de s'endormir quand ça bouge autant.  Le vent qui devait mollir selon les prédictions tarde à le faire.  Ça ne fait pas notre affaire car à ce rythme, on va arriver à Norfolk de nuit.  En plus, la lune aussi tarde à se lever et vers 20h il fait une nuit d'encre.  Elle arrivera vers 21h et nous éclaire enfin.  Pas pour nous diriger, mais pour voir venir les vagues et nous assurer de ne pas frapper une bouée non-illuminée (on en a croisée une au large du NJ: pas sur la map et pas de lumière, on aurait pu la frapper si on n'avait pas été vigilants).

Je me couche de 21h à minuit pendant que Karine barre.  Ça brasse et c'est pas facile de s'endormir avec autant de mouvement.  À minuit, c'est mon quart et Karine va se coucher.  Elle ne pourra pas dormir beaucoup car le vent a tourné au nord, mais la houle est de l'est et assez forte.  Je n'arrive pas à trouver une allure confortable  pour que les trois autres dorment paisiblement.  À 01h30 Karine vient m'aider et on affale la grand-voile et on part le moteur.  Le vent est devenu faible de toute façon et on n'avance plus beaucoup. 

À 6h on est à l'embouchure de la baie de Chesapeake et on croise de nombreux cargos.  Il y a des dauphins aussi et je n'arrive toujours pas à le prendre en photo.

Vers 11h on tourne le coin de la base maritime de Norfolk.  Les navires de guerre sont alignés les uns à côté des autres: c'est assez intimidant.   On ne s'arrête pas et on continue jusqu'à l'embouchure de Elisabeth river, qui devient l'IntraCoastal Waterway, un canal qui pourrait nous mener jusqu'en Floride.  Par contre, c'est parsemé de ponts qu'il faut attendre pour faire ouvrir et il est difficile de rouler plus de 50 miles par jour. On ne peut pas avancer de nuit: bref, c'est long longtemps!
Par exemple, à Norfolk il a fallu attendre plus d'une heure pour que le pont s'ouvre et nous laisse passer. C'est long à faire des ronds dans l'eau.  En plus, la Navy vient avec un bateau armé de mitrailleuses et nous ordonne de nous éloigner d'un chantier de réparation de bateaux de la Navy... je ne me suis pas obstiné avec eux...

On doit aussi faire des écluses, ce qui nous retarde aussi dans notre progression. Heureusement, on se souvient comment faire ( on en a fait 12 pour sortir du lac Champlain).

Nous sommes plus d'une dizaine de bateaux qui se suivent dans le ICW et nous sommes à l'arrière.  Le soir arrivant, tous les bateaux arrêtent à la même marina et il ne reste pas de place pour nous.  Par contre la ville met à notre disposition un quai publique. On y passera la nuit gratuitement.  On se rend dans un magasin acheter quelques bonbons car c'est l'halloween.  On soupe dans un resto Mexican super bon marché: 22$ pour nous-quatres!
Cargo dans la baie de Chesapeake

Selfie!

Attente dans les écluses

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Écluses

Mia prête à l'abordage! Halloween!

ICW: le highway des bateaux qui vont dans le sud!