mardi 27 octobre 2015

Attente d'une fenêtre météo.





Il fait froid.  Une vague de températures 20F sous la normale stagne sur la côte est.  On est traversés à Block Island, qui  a un grand lagon.  Des 3 fois ou je suis allé à Block, jamais il n'y avait moins de 100 voiliers dans le lagon.  Cette fois-ci, nous étions entre 1 (nous) et 3...
On en profite malgré tout pour préparer le voilier pour la mer: on pose des p: lexiglas par-dessus les fenêtres pour éviter de les casser, poser le zodiac sur le pont et lui passer les sangles, tout ranger à l'intérieur.

Mercredi le 21: départ de Block direction Ouest pour rejoindre New York.  Si tout va bien, on prévoit aller jusqu'à Norfolk ( c'est sans compter sur le mois d'octobre... Y a pas juste l'halloween qui peut faire peur)  La journée va bien et on roule voile-moteur car il y a peu de vent.  On rencontre nos premiers dauphins, mais je manque de temps pour prendre des photos...
Le soir tombe et on prépare les quarts pour la nuit.  Je  fais de minuit à 4h, puis Karine prend la relève.  À minuit, on est déjà aux portes de NY qu'on voit au loin dans la nuit.  Le vent tourne et forci considérablement.  On n'arrive plus à faire de route vers le sud.  Tout brasse dans le bateau.  Les enfants se réveillent avec le mal de mer, malgré la médication.  On est donc forcés de s'arrêter à NY ( en fait, à Manasquan inlet, un peu plus au sud.  La border control des usa me force à me louer une voiture et aller mettre mes papiers en règle à Newark ( 1 h de route).  Ils ne doivent pas avoir beaucoup de visiteurs: le bâtiment est caché à travers un dépôt de containers et ne porte aucune mention... mais bon; j'ai mon papier et revient me coucher au bateau.
Trou dans les nuages dans le Block Island sound

malade ...

Même Mia succombe au mal de mer...
Quelques images de la mise à l'eau du voilier.  Après plus d'un an à se préparer, on avait hâte...


mardi 20 octobre 2015

du 14 au 17 octobre

On s'est fait mettre à l'eau rapidement une fois tout le monde à Bord.  Garry, le responsable de la marina, est venu frapper à notre coque à 8h du matin pour nous demander de sortir (sous un orage) pour mettre le  bateau à l'eau.  C'est la poussé qu'il nous manquait pour mettre le bateau dans l'eau...

Une chance que j'avais réussi à mettre la nouvelle pompe à eau du moteur la veille.  Elle fonctionne bien et nous allons nous installer sur un mooring pour les prochains jours.

Il fait froid: une vague de froid nous gèle dans le bateau: il fait  degrés C. dehors, et- dans le bateau.  On fait marcher notre génératrice quelques heures pour se réchauffer.  On en profite pour terniner l'avitaillement du bateau, et quelques bricoles.

On devrait quitter le 20 pour Block Island, avant d'avoir un beau temps pour se rendre à Norfolk, Virginie.

lundi 14 septembre 2015

Bonnes nouvelles, et moins bonnes...

Karine a subi son opération avec succès et a bien récupéré.  Elle retrouve le droit de voyager à l'étranger le 13 septembre.  Bonne nouvelle!
En attendant, je retourne régulièrement travailler sur BlackCat, toujours à sec à Jamestown.  Nettoyage des réservoirs d'eau, installation du dessalinisateur.  J'en profite pour mettre de la pression sur DePaul diesel, le représentant de Onan, le manufacturier de notre vieille génératrice.  Après 5 mois de (peu de) travail, DePaul n'arrive toujours pas à me fournir de solution.  J'ai dû les appeler des dizaines de fois pour mettre de la pression, poser des questions, etc.  En fin de compte, ils avouent ne pas avoir d'idée pourquoi elle ne fonctionne pas!  Je décide donc de sortir la bête de là.  Le problème est de sortir 550 lbs de génératrice avec un trou de 18'' de large!  Après une journée de travail, on y arrive finalement.  Adieu, Bertha!  Je magasine maintenant pour une remplaçante.
  Le 12 septembre, une mauvaise nouvelle arrive (encore): mon fils Victor s'est cassé le bras: 3 semaines de plâtre.  Je retourne en vitesse au chalet à Deschaillons auprès de fiston...
 

lundi 1 juin 2015

La fenêtre s'est refermée..

Pour traverser l'Atlantique nord, on doit profiter des mois de juin ou juillet pour éviter les dépressions du mois de mai, puis les cyclones du mois d'août-septembre.

Une bien mauvaise nouvelle est venue fermer cette fenêtre dont nous voulions profiter.  Karine a eu des mauvaises nouvelles sur le plan médical et devra se faire opérer le plus rapidement possible.  Puis la convalescence de 6-8 semaines.  Il nous a donc fallu oublier la traversée.  Annuler les équipiers.  Les billets d'avion.  C'est un gros deuil, quand on avait mis 5 années à préparer ce projet.  On est forcé de changer les plans.  On ne pourra pas partir avant le mois de septembre...

À 3 semaines du départ, notre maison était finalement louée.  On devra quitter Montréal de toute façon.  Ça va nous faire un drôle d'été.

On décide donc de se rabattre sur le plan B: aller dans les caraibes directement.  Mais il faut attendre une nouvelle fenêtre: pour éviter de rencontrer les cyclones de l'automne, on ne peut pas se rendre dans les caraibes avant octobre-novembre.  Ce qui ne nous empêche pas de partir de Newport avant et de descendre tranquillement vers le sud.

Du côté positif, on aura plus de temps pour se préparer.  On diminue les risques ( au grand soulagement de nos familles) et les longues traversées.

dimanche 29 mars 2015

C'est reparti!

Trois mois ou douze semaines, je ne sais pas ce qui est plus facile à soutenir!  Nous sommes retournés au bateau il y a quelques jours et avons retroussés nos manches afin de débuter les derniers travaux pour préparer le bateau pour la grande traversée.  Bonnes et mauvaises surprises nous attendaient comme à l'habitude.  Il n'y a jamais rien de simple avec un bateau, nous l'avons appris il y a déjà quelques temps.

Bernard s'inquiète du bateau et de tout ce qu'il faut pour qu'il soit fin prêt.  De mon côté, ce qui m'inquiète c'est davantage la vie à bord, la routine à instaurer et l'école à faire.  Il me semble que la tâche à accomplir sera énorme.  J'ai commencé à lire les différents guides touristiques et ça m'apaise.  En plus, je partage mes lectures avec les enfants et ils s'intéressent de plus en plus au voyage à venir.  Ils ont hâte de voir le volcan, de manger les repas du pays visité et de se baigner dans l'eau sulfureuse des Açores.

Douzes semaines pour tout faire ce qu'il reste à préparer, je n'ose pas trop y penser car je crois bien que je ne dormirai pas toutes mes nuits.  Les pressions se font de plus en plus sentir, la maison, le bateau, le travail et les nombreuses choses à acheter encore.

La fébrilité est grande et la nervosité présente également. Nous sommes chanceux car chacun s'inquiète de choses différentes, ça nous permet de ne pas paniquer outre mesure sur un aspect du voyage.  J'espère que c'est une chance, l'avenir me le confirmera sûrement.  On passera au travers de ces dernières semines c'est certain mais serons-nous reposés, frais et dispos pour le départ ? J'en doute!


Une étape de plus

Aujourd'hui, nous avons acheté les billets d'avion.  Ça y est  la date est tombée, le départ pour les enfants et moi sera le 3 juillet 2015.  En fait dans 38 semaines, un peu plus de huit mois.  Décompte par ici décompte par là,  il y aura toujours une nouvelle possibilité de faire un décompte, c'est probablement pour  m'occuper l'esprit que j'en fais autant!

Je ne me suis pas sentie aussi fébrile souvent dans ma vie, en fait la seule fois c'est le jour de mon mariage.  J'ai l'impression de me lancer dans le vide.  Tout se place lentement mais sûrement.

Allez,  prochaine étape et l'autre d'après et on arrivera à bon port!